Aujourd’hui c’est le 1er octobre 2018, c’est le bon moment pour dresser un petit bilan de ma première saison d’été en tant qu’écrivain indépendant! Bilan sur mes stratégies, bilan de mes ventes, de mes ressentis, des leçons retirées, des questions et améliorations à venir…

A travers cet article je voudrais vous faire partager l’expérience que j’ai pu acquérir au cours de ces quatre mois de folie, et vous faire entrer un peu dans les coulisses de mon travail.

 

Un bureau enfin à peu près rangé, un bon thé vert japonais, une petite musique jazz qui détend, et on y va, un peu en vrac…

 

 

 

 

* Bilan de mon premier été d’écrivain indépendant *

 

Le premier mot que j’ai écrit dans mon journal de bord, pour commencer ce bilan, c’est: “Fatiguée“.

OK, voilà un début! C’est vrai que cet été m’a épuisée comme rarement je l’ai été, et pourtant je suis habituée au rythme saisonnier sans repos et ai un paquet d’énergie à revendre… L’automne arrive à temps, on peut dire (vous allez vite comprendre pourquoi).

Mais le deuxième mot de ce bilan a été: “Positif“.

Oui, quand même! Je me suis épuisée, mais je ne me suis pas épuisée pour rien. Et je suis heureuse de constater que cette expérience a appuyé cette idée: tous nos efforts finissent par payer!

 

 

 

* Les objectifs et l’organisation de l’été:

 

Ce que j’ai voulu faire cet été: sortir mon second roman, Carpe Noctem, et profiter de l’été pour vendre mes livres moi-même, indépendance oblige. J’ai fait le choix d’installer un petit stand sur les marchés près de chez moi, pour aller directement au contact des lecteurs et établir un système de vente directe. J’en ai fait mon principal outil de vente:

Deux jours par semaine depuis mai, j’ai travaillé sur le marché de Riez, mais les livres y passaient en second plan, car je vendais surtout des fruits et légumes avec un ami. Ce petit arrangement a été un compromis parfait car il m’a assuré un salaire de base fixe, indépendamment de mon succès ou échec avec les livres, en me permettant quand même de vendre de nombreux livres. Et surtout, d’avoir à la fois une sérénité financière de base ET beaucoup de temps livre. Euh, libre.

 

 

Ensuite, à partir du 20 juillet, j’ai aussi été présente deux jours par semaine sur le marché de Seyne, donc à 5min de chez moi, avec mon petit stand de livres. Top!

 

 Je suis donc partie sur une base de 4 marchés par semaine, auxquels se sont ensuite ajoutées des rencontres d’autres types organisées par des associations, ou des libraires, ou moi-même!

 

 

 

* Un petit problème de calcul ?

 

4 jours de marchés, ça me laissait 3 jours pour caser ces rencontres et surtout faire le reste du travail (je vais y venir en détail), cette partie immergée de l’iceberg dont on ne se doute pas en surface, mais qui prend tellement de temps…

3 jours??? Oui, car 4+3=7… le compte est bon pour la semaine, non?

 

Eh bien non, il n’est pas bon.

On ne peut pas travailler 7j/7 pendant 4 mois non-stop!!  L’écriture est une passion, oui, mais l’édition est un travail. Je peux écrire 7j/7 sans problème, sans pause, mais je ne peux pas jouer l’éditrice, la commerciale, la vendeuse, la secrétaire, la webmasteur, 7j/7…

C’est le souci que connaissent tous les indépendants il me semble: quand tu n’es pas salarié, tu n’as pas d’horaires, pas de weekend imposé, et tu es vite tenté de travailler tous les jours… d’autant plus quand c’est pour vivre de ta passion. Le travail se confond avec la vie puis prend facilement le dessus…

Voilà ce qui est à améliorer pour la suite: s’octroyer du vrai temps libre, quitte à se l’imposer, quitte à renoncer à certains objectifs. Se garder au moins un jour pour décompresser, déconnecter, profiter avec ses proches, faire du sport, s’aérer, se reposer, ne rien faire… Il ne faut même pas ouvrir internet, car si tu vois un mail auquel il faudra répondre, même si tu décides de ne pas le faire aujourd’hui, la tâche à faire va parasiter ton moment de repos. 

Ce point me semble essentiel pour avoir une bonne gestion de la fatigue. Car le rythme que j’ai tenu cet été, je ne peux pas espérer le garder à long terme!

 

C’est quoi être écrivain indépendant?

 

* Un bilan positif

 

Outre la fatigue à mieux gérer, ce qui ressort de cet été est le côté très positif de cette expérience: positif au niveau de mon choix d’indépendance, de cette combine des marchés, des rencontres et échanges, des retours de mes lecteurs sur les livres, mais aussi, quand même, des ventes: entre juin et septembre, j’ai vendu 201 livres. Le pari est réussi, car au départ je m’étais fixé, dans l’idéal, un objectif de 50 livres vendus par mois. Le compte y est, il aurait pu même être bien meilleur s’il n’y avait pas eu quelques imprévus à gérer, donc c’est quand même encourageant pour la suite: youhouuu !!! 😀

 

Faire les marchés près de chez soi a été une bonne surprise! Si ça fonctionne sur le court terme avec les locaux (les lecteurs ou offreurs potentiels auront acheté ton livre tôt ou tard, les autres ne l’achèteront pas de toute façon), ça fonctionne bien tout l’été avec les touristes et ceux qui sont ici en résidence secondaire. Et l’avantage, c’est que cette méthode permet de sortir du rayon local et de toucher des gens d’autres régions.

L’autre point positif de ces marchés réguliers a été le contact permanent et suivi avec mes lecteurs: avoir leurs réactions directes au fur et à mesure, pouvoir discuter avec ceux qui vont lire, ont lu et sont en train de lire mes livres est un vrai régal!!!

 

 

* Sortir un livre et le vendre dans l’été: attention plan foireux :/

 

Une des particularités de cet été (il y en a eu beaucoup) est que j’ai sorti mon deuxième roman, Carpe Noctem, début août. Au départ le livre devait sortir au printemps, car je voulais ensuite consacrer l’été aux rencontres et à la vente, mais comme pour tous les chantiers, l’entreprise a pris du retard, et le livre n’est sorti que début août…

 

D’un côté, les ventes des livres ont donc été boostées au milieu de l’été par la sortie de Carpe Noctem, mais de l’autre, j’ai perdu beaucoup d’occasions de faire des rencontres en juin et juillet, parce que j’étais en phase de préparation de la sortie du livre… En fait, ma période de vente n’a réellement débuté que le 20 juillet, donc très (trop) tard!

Je sais que c’est le principal point à améliorer pour la suite, et qu’il peut se faire très facilement: il suffit que je respecte mieux mon planning, et que je me débrouille pour sortir le livre à un autre moment que l’été, qui doit rester dédié entièrement à la vente!

 

 

Pourquoi est- ce qu’il ne faut pas combiner la sortie d’un livre et la vente saisonnière?

 

Tout simplement parce que ces deux phases demandent chacune un travail de fou, et il faut être fou pour les faire simultanément! Dans mon cas par exemple, en juin/juillet la phase de préparation de la sortie du livre a pris le dessus et m’a empêché de commencer les rencontres. J’ai aussi accumulé beaucoup de fatigue, ce qui m’a fait attaquer les ventes fin juillet en étant déjà proche du bout du rouleau!

Pour vous donner un aperçu, voilà les tâches à faire lors de chacune de ces phases: vous allez vite comprendre pourquoi il ne faut pas les faire en même temps, ni même juxtaposées!

 

PHASE DE VENTE:

  • organiser le planning des rencontres
  • secrétariat: prise de contacts, mails, téléphone
  • présence lors des rencontres (= indisponible pour faire autre chose à ce moment)
  • préparation des affiches
  • tenue du site web
  • tenue du facebook
  • déplacements
  • gestion des stocks, tenue de la compta
  • disponibilité pour les lecteurs: physique et par mail/internet/téléphone
  • mises à jour régulière des commentaires des lecteurs
  • cartes de visites, marques-pages…

 

PHASE DE SORTIE DU LIVRE:

  • mise en page finale du livre
  • dernières corrections de contenu ou de forme
  • choix puis conception de la couverture
  • 4e de couverture
  • illustrations
  • contact et relation avec l’imprimeur
  • gestion du budget, gestion commerciale
  • tenue du site web et du facebook
  • annonces par mail
  • vidéo bande-annonce: terminer la réalisation et préparer sa sortie
  • préparation des rencontres à l’occasion de la sortie du livre
  • administratif: demande d’ISBN, dépôt légal à la BNF…

 

Ça fait beaucoup de travail, non?

Et encore, je devais aussi créer la version numérique du livre, et une plateforme de vente en ligne sur mon site, pour que les gens puissent le commander sur internet en version papier ou numérique, mais voyant le monstre que ces tâches représentaient, j’ai décidé de les reporter à l’automne, pour ne me consacrer, dans un premier temps, qu’aux ventes physiques, directes.

Il y a aussi les collaborations avec d’autres artistes à préparer: l’adaptation du roman en BD, et en livre audio. Idem, même si on a commencé à travaillé dessus, les choses sérieuses ne commenceront qu’à l’automne (donc maintenant, en fait… eh oui Jojo c’est l’automne depuis 10 jours déjà hein)

 

Il faut aussi prévoir le travail qui peut s’ajouter par un effet d’émulation: c’est toujours quand on a le plus de choses à faire qu’on veut en faire encore plus, pas vrai? Et c’est à ce moment qu’on s’embarque et s’engage dans des choses que parfois, plus sagement, il aurait mieux valu faire plus tard. Mais je pars du principe qu’il ne faut jamais tourner le dos à une opportunité. Alors on se transforme vite en Yes Man, et la vie s’ouvre sur de belles rencontres, de belles opportunités, et parfois aussi un beau bazar.

 

Bandol, salon du polar

Mais par exemple, c’est de cette façon que j’ai été, de façon imprévue, amenée à participer au salon du polar de Bandol.

(Je ferai un autre article plus précis sur les différentes rencontres elles-mêmes, et ce qu’elles m’ont appris)

 

 

 

 

Bref, hormis ces deux phases de vente/sortie du livre à bien dissocier, et le temps libre à m’imposer, que puis-je encore améliorer dans cette organisation?

 

 

 

* La com’: travailler… pour rien ?

 

J’ai un gros point faible sur un truc primordial: la com’.

Ça, je le sais, ce n’est pas du tout mon rayon! Je n’avais jamais voulu m’inscrire sur le moindre réseau social, je n’aime pas passer du temps sur internet, et voilà que je dois apprendre à me servir de tous ces outils pour communiquer… Autant vous dire que j’ai du travail et du progrès à faire!

 

Je vais passer 3h (ce n’est pas une façon de parler, ça prend véritablement 3h dans ta journée) à bricoler une affiche pour une rencontre… C’est bien beau, mais ensuite, il faut la diffuser, cette affiche! Internet est l’idéal, c’est vrai, car ça évite les frais d’impression et surtout les déplacements, mais il faut savoir l’utiliser pour que l’info circule efficacement.

Autrement, tu vas facilement te rendre compte que tu as plus ou moins perdu toutes ces heures à créer et diffuser ton affiche, pour rien… car dans la plupart des cas, une fois sur place tu auras travaillé principalement avec des gens qui sont passés là par hasard.

De la même manière, prenons cet article: je vais passer plusieurs heures à l’écrire, mais à quoi bon tout ce travail si je ne me donne pas les moyens de le faire lire??

 

Outre l’aspect spécifique à la com’, de manière générale c’est quelque chose que j’ai remarqué dans mon travail: on passe un nombre incalculable d’heures à travailler dans le vide, pour rien, sans résultat direct. Il faut une énergie folle, c’est vrai, et parfois on l’a, parfois on se dit: “ce que tu fais n’est absolument pas rentable!”

Mais en vérité, je reste convaincue que chaque effort finit par payer. Et souvent, le travail que tu as eu l’impression de faire pour rien va porter ses fruits: simplement, ils ne se présenteront pas forcément sous la forme à laquelle tu t’attendais.

 

J’ai quand même remarqué une amélioration de ma com’ par rapport aux rencontres de décembre 2017, car cette fois à chaque événement, plusieurs personnes sont venues aux rendez-vous spécialement car elles ont eu l’info sur internet: ouf, voilà qu’on progresse!!

Mais c’est bien, car tant qu’il y a des progrès à faire, il y a des choses à apprendre: et c’est ce qui est stimulant!!

 

    

 

Le travail de com’ à fournir pour les rencontres autonomes doit être le même pour les rencontres en librairie: car même si le plus souvent, les libraires annoncent la rencontre et communiquent dessus, il peut arriver qu’ils négligent ce travail. Et alors, on peut avoir une très mauvaise surprise en arrivant sur place, si on n’a pas soi-même assuré le coup! Il faut donc toujours agir comme si tu étais seul: ne compter que sur toi-même…

 

Préparer correctement une rencontre prend du temps: plus on veut en faire, moins on a de temps pour les préparer! Alors faut-il en faire moins? Pas forcément: il faut peut-être tout simplement mieux les espacer dans le temps. En faire beaucoup, en faire régulièrement, pour ne pas perdre le rythme, mais pas trop concentrées, pour ne pas risquer l’overdose !

 

 

* Attention au risque d’overdose !

 

Arrivée à la fin d’une période intense de rencontres, je remarque que je suis à bout non seulement physiquement, mais aussi nerveusement et socialement. J’ai moins de tolérance avec les gens, moins de patience, je peux même perdre le goût et le sens de ce que je fais. Il m’est arrivé de ne même plus avoir envie de parler de mes livres!

Ecrire un livre et le vendre sont deux métiers différents. Et si le premier vient naturellement par passion, le deuxième (pourtant essentiel pour assurer le premier) n’est pas naturel chez moi et demande un effort permanent! Les écrivains qui sont dans le système classique ne se posent pas la question: le deuxième métier est assuré par leur éditeur! Mais quand on veut être indépendant, comment faut-il faire?

Pour rendre cette tâche plus facile et agréable, je préfère (paradoxalement) toujours privilégier la relation humaine, la rencontre avec les gens, l’idée de passer un bon moment, plutôt que le côté commercial. Je préfère un jour où je n’ai pas vendu de livres mais où j’ai eu de beaux échanges avec les gens, plutôt qu’un jour où j’ai fait du chiffre, sans aucun lien social.

 

Pour garder ce plaisir du contact avec les gens, il est important de s’accorder des moments de respiration (et pas forcément d’attendre la fin de la saison pour ça!)

Oui, on peut attendre la fin de la saison et prendre une bonne dose de vacances à l’automne, c’est vrai. Le problème, c’est que la prochaine saison de rencontres (celle de noël, notamment) arrive très vite, et te voilà à peine sorti de ta saison de vente, qu’il te faut déjà commencer à préparer la suivante… Prendre quelques jours ne suffit pas si tu n’as pas respiré avant. Tu risqueras de n’avoir ni l’envie, ni l’énergie de te projeter de nouveau dans le commerce!

 

Mon journal de bord

 

 

* Les comptes, rendus

Retour sur les ventes, mais pas que… 🙂

 

Le marché:

Sur les 201 livres vendus entre juin et septembre, 137 ont été vendus sur les marchés de Riez et Seyne (en sachant que je n’ai été présente à Seyne que deux mois et demi, et qu’à Riez les livres passaient après les fraises et les pêches).

C’est donc de cette manière que j’ai vendu la grande majorité de mes livres cet été! Tout y était optimal: les rencontres, la rentabilité, les échanges avec les gens, et surtout, le plaisir d’être là et de travailler dans cet environnement. Attention, ce bilan a surtout été permis par les amitiés que j’ai tissées sur ces marchés, et par le partenariat avec mon ami qui m’a offert la possibilité d’installer mon stand et de me sentir chez moi.

Pour moi, un bilan des ventes ne peut jamais être strictement comptable. Il y a de nombreux autres facteurs à prendre en compte, pas toujours chiffrables, mais toujours déterminants.

 

Par exemple ici, dans le calcul de mes ventes, je devrais aussi prendre en compte un imprévu très difficile à gérer, qui m’est tombé dessus début août juste après la sortie du livre: j’ai perdu une amie très proche. Cet événement tragique m’a immobilisée pendant 10 jours, pile la première quinzaine d’août, celle où j’aurais dû être hyper présente. Les ventes sont donc un peu biaisées…

Quand je fais le bilan sur mon mois d’août, bilan pourtant censé être comptable, je ne peux pas ignorer ce qui s’est passé dans ma vie à ce moment-là.

C’est le fameux PFH qui entre en compte: le Putain de Facteur Humain

 

Autres rencontres et librairies:

Le reste des ventes s’est fait au cours des rencontres d’autres types (dans la rue, au salon du polar, en librairie): 47 livres en tout par ce moyen.

Mais pour les rencontres en librairie, il faut faire attention au ratio entre le nombre de livres vendus et l’argent gagné: le libraire prenant sa part sur les ventes (en général dans les 30%), le bénéfice est moindre que lorsque je vends le livre moi-même (un livre vendu en librairie me rapporte 2 euros contre 7 à 10 euros si je le vends seule).

De la même manière, les libraires peuvent vendre des livres laissés en dépôt, mais il y a souvent un décalage de plusieurs mois entre le moment où le livre a été vendu et celui où on reçoit notre part… Partenariat peu rentable, donc, en terme d’argent strict, à moins de vendre un grand nombre de livres par ce biais.

Mais partenariat quand même!

Les libraires restent des partenaires privilégiés, ils rendent nos livres accessibles facilement en ville et ils peuvent être de bon conseil et d’un bon soutien auprès des auteurs indépendants. Ils “peuvent” l’être, mais ne le sont pas systématiquement. De mon côté, personnellement, je choisis les librairies avec lesquelles je veux travailler. Je n’ai pas d’intérêt à semer des livres en dépôt dans n’importe quelle librairie, car lorsque les libraires ne les vendent pas ou ne tiennent pas les comptes sérieusement, je sais que je ne reverrai pas de sitôt la couleur de mon petit pourcentage!

 

Partenariats informels:

Les autres livres ont été vendus à des lecteurs qui m’ont contactée directement, ou par le biais de mes proches.

Il faut compter aussi les partenaires autres que les libraires: ces soutiens souvent spontanés sont faits par des commerçants, artistes, artisans, amis, passionnés!

Ce sont des gens qui soutiennent ma démarche ou aiment mon travail et veulent y contribuer, sans rien demander en retour. Autant vous dire que ce genre de lien, dans ma situation, est infiniment précieux.

Ces partenariats informels et insolites m’apportent beaucoup de plaisir et sont parfois surprenants en terme de vente. Pour le côté plaisant, insolite et humain, j’ai de plus en plus envie de les multiplier.

De mon côté par exemple, il y a le refuge de l’Estrop qui propose mes livres à la vente à 2000m d’altitude, ou encore l’atelier de poterie de Prisca à Seyne, ou le salon de toilettage de Patou’n à Riez, l’épicerie de Selonnet, et le bouquiniste Aux Goûts du Livre à Manosque…

 

Refuge de l’Estrop: L’endroit le plus haut pour acheter mes livres!

 

Avoir des partenaires avec qui on prend plaisir à travailler est donc primordial. Le travail d’écrivain est très solitaire, et il est bon de se constituer une petite équipe au moins pour la partie commerciale! L’avantage d’être indépendant est que l’on choisit soi-même jusqu’à quel point on veut développer les partenariats, et avec qui. 😉

 

 

* Dernières leçons, dernières questions

 

J’arrive au bout de mon petit bilan (j’ai sans doute oublié des choses).

N’hésitez pas à laissez des commentaires ou à poser des questions à la suite de cet article!

 

Pour finir, en vrac, quelques dernières petites leçons ou questions:

 

En septembre, j’ai décidé de créer un journal de bord (celui sur lequel j’ai développé ce bilan au départ): c’est un carnet pour moi, pour fixer mes objectifs, mes difficultés, mes idées, mes projets, mes humeurs, etc. J’en suis très heureuse, il range un peu mes idées, m’aide à mieux voir mes objectifs, à mieux attaquer et décortiquer les difficultés, à ne pas oublier les idées qui me viennent pour d’autres situations, et à garder une trace de mes ressentis et de mon évolution. D’autant plus que j’envisage de faire de plus en plus entrer les lecteurs dans les coulisses de mon travail.

 

La gestion de la saisonnalité est une question que je suis en train d’essayer d’élucider: l’hiver arrive, je souhaite le consacrer (hormis la période avant noël) à l’écriture et la création plutôt qu’à la vente. Comment s’assurer des revenus hors des temps de vente et avoir en même temps assez de temps libre pour écrire? Personnellement, je prévois pour l’instant un jour de travail par semaine pour m’assurer un petit revenu de base fixe, et je souhaite développer la vente en ligne, pour continuer à vendre mes livres tout en restant chez moi!

 

Malgré les choses à améliorer (et heureusement qu’il y en a!), ce bilan positif me conforte dans mon choix et dans ma démarche, dans ma recherche d’indépendance et de cohérence entre ma façon de vivre et mes principes. Tout le long de l’été, je l’ai constaté auprès du public: les gens ont été sensibles à cette démarche et ont souvent manifesté un soutien spontané non seulement à ma volonté de vivre de ma passion, mais aussi d’en vivre de façon autonome.

 

La leçon principale que je retire de cet été est la nécessité de valoriser chaque expérience: il faut tirer le positif de chaque situation, et se dire qu’il y en a toujours, même dans celles qui ressemblent à des causes perdues! Ce qui ressemble à un échec n’est qu’une expérience supplémentaire, une leçon à prendre qui te permettra de progresser… Il n’y a pas de mauvaise herbe dans ta vie!

Je recherche en permanence cette alchimie que je décris à plusieurs reprises dans mes romans: le fait de réussir à transformer un élément néfaste en quelque chose de positif.

Cet état d’esprit déclenche des cercle vertueux qui nous permettent de rester, quoi qu’il arrive, sur une ligne positive.

 

 

Je profite de la fin de cet article pour remercier tous ceux qui me soutiennent à leur façon dans cette recherche de liberté, de partage, de changement et d’autonomie!

 

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3 Replies to “Bilan de mon premier été d’indépendance !”

  1. Et bien,qu’elle force de caractère !!!
    Je suis fierydr toi ma chérie .
    Continue mais préserve toi quand même un peu,la santé c’est notre bien le plus précieux !
    Je t’aime ❤️💕😘

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